Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

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Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sibyllina le Dim 20 Juil - 11:41

Précisions HRP : Les descriptifs des lieux et du personnel se trouvent actuellement ici. Et c'est à cet endroit aussi qu'on pose les questions HRP. Merci !



- Hey Karl ! Ça te dit d'aller boire un coup pour la pause de midi ?
- Pourquoi pas ! Tu proposes quoi ?
- On n'est pas loin de la Dunette.
- La Dunette ? C'est pas cet établissement à problèmes qu'on n'est censés visiter qu'en cas d'absolue nécessité ?
- Oh aller, Karl ! On a fini le service, là. On y va comme clients ! Elles ne nous diront rien.
- Hmf... J'espère. Je tiens à mes bijoux de famille !
- Aha ! De quoi tu as peur ? Que la gobeline te les chipe de dessous la table ?
- C'est ça, marre toi ! La dernière fois, la patronne a bien failli m'émasculer avec une balle ! Tout ça parce que j'avais osé demander à ce qu'elle m'ouvre la porte de la cave après une mini émeute causée par une pénurie de pâtisseries !


Le garde dénommé Michal éclata de rire en imaginant la scène, visualisant son collègue en uniforme se retrouver cloué à la rambarde de l'escalier supérieur, jambes écartées et tremblant, une balle de plomb fichée dans le bois entre celles-ci.

- Quelle idée aussi... Tous les collègues savent qu'il y a des choses à ne pas dire, là bas, si on veut que la patronne tolère notre présence dans son établissement.
- Ouai, mais attends, mince, on est quand même la Garde, quoi ! Les représentants du Bourgmestre ! S'il y a émeute et que les voisins nous demandent d'intervenir, on se doit de le faire, non ?
- Ouai ouai... On doit. Et on doit aussi ménager le personnel de la Dunette. Tu le sais très bien, le Capitaine a dû te passer un savon, non ?
- M'en parle pas...


Un court silence s'ensuit.

- Bon... On y va ou pas, alors ?
- Ouai... Aller. De toute façon, j'ai trop soif. Ma langue se parchemine.
- Dis plutôt que la peau verte te manque, va, tu seras plus crédible !



Quelques minutes plus tard, les deux gardes en armure, portant les couleurs de la ville, entrent par le portail en bois ouvert de la cour menant à l'auberge réputée pour son atmosphère si particulière.
Devant eux se dressent respectivement un puits à leur gauche, ainsi qu'une annexe possédant un étage accolée au bâtiment principal, lui-même véritable dunette d'un galion richissime. A leur droite, l'écurie, elle aussi accolée à la Dunette et possédant un étage, ainsi qu'un jeune homme en train de récurer les sabots d'un cheval visiblement éreinté, la sueur couvrant encore la fourrure de l'animal.


- Salut Vince ! fit Michal envers le palefrenier qui lui retourna un grand sourire timide.
Alors ? Comment ça se passe, ce matin ? Y a pas eu de coup de feu ?
- Nan monsieur. C'est très calme, ce matin. Répondit l'adolescent d'une voix intimidée.
- Bien ! Merci Vince ! Continue de t'occuper de cette bête, elle semble bien fatiguée.
- Oui monsieur. Merci monsieur.

A l'intérieur de l'auberge en elle-même, après que les deux compères aient passé l'épaisse double-porte, une bourrasque puissante les accueille, manquant de les faire trébucher. Un éclair vert leur passa à quelques centimètres des jambes, partant de la droite de la salle commune jusqu'à retourner en cuisine.

- Je me demande où elle trouve autant d'énergie... marmonna Karl
- Je préfère ne même pas savoir. Répondit son collègue qui saluait la patronne d'un geste de la main poli.
On vient boire un coup ! La rassura-t-elle immédiatement, remarquant qu'elle fronçait déjà ses beaux et blancs sourcils.
Tu veux qu'on s'installe où ? Ajoute-t-il à l'adresse de son ami.
- Où tu voudras tant qu'on ne sera ni dans le passage, ni à portée de tir.
- Là, tu rêves, Karl. Y a bien que le boudoir pour ça.
- Bin va pour le boudoir ?
- Attends, je croyais vraiment que je viens ici pour m'enfermer entre quatre murs, sans pouvoir... reluquer les serveuses ?


La fin de la phrase de Michal est murmurée, l'Alrai faisant son entrée dans son « uniforme » habituel, une sorte de tenue de danseuse orientale dont chaque bout de tissu, en plus de couvrir peu de peau, était à demi transparent.

« Tu vois ce que je veux dire ? »

Et les deux gardes vinrent donc s'installer à une table proche du bar, les yeux déjà remplis d'étoiles.
Scène habituelle à la Dunette, même si, en effet, les soldats étaient assez rares dans l'établissement plus habitué aux aventuriers de passage, aux commerçants déshydratés ou désireux de s'aérer l'esprit, ainsi que divers téméraires dont certains visiblement issus de la noblesse passaient systématiquement par toutes les nuances de rouge dés qu'une serveuse entrait dans leur champ de vision.
Car si l'Alrai était peu vêtue, la gobeline et la naine qui s'agitaient elles aussi toutes deux n'étaient pas en reste. Bien sûr, par comparaison, elles étaient la décence même, tout comme Sephora, l'ancienne capitaine corsaire gérant le lieu. Pour autant, tout le tissu du monde cacherait assez mal les plastiques avantageuses de ces dames.
Donner soif, c'était ici tout un art et tout le personnel en était passé maître.
Même le videur, un vieil homme aussi élégant qu'inquiétant souvent installé à côté de l'âtre ou des escaliers, pouvait vous forcer à vider votre chope d'un trait pour peu qu'il ait décrété que votre attitude mérite son attention.


La bonne moitié de l'établissement de la salle est plongée dans une perpétuelle pénombre du fait de l'orientation du bâtiment naval servant de façade, elle-même inclinée. D'abord, parce que cela permettait d'ajouter une touche moite et iodée propre aux univers marins, tout en rendant encore un peu plus intimidante l'atmosphère, si tant est que la décoration, la patronne et le videur n'avaient pas suffi. Mais en prime, cela permettait de laisser un peu de discrétion et de calme pour les clients qui appréciaient de ne pas trop se faire remarquer. Clients qui logeaient souvent aux tables derrière les escaliers, endroit le plus sombre de la salle commune.

Ainsi, lorsqu'on entrait, ces tables du fond étaient-elles à peine discernables sous le contraste de la lumière. Celle-ci provenait des fenêtres parsemant la Dunette et son épaisse double porte d'entrée. Seules des torches et bougies allumées durant la nuit venaient d'ailleurs apporter un peu de clarté aux tables les plus sombres, lorsque le soleil n'éclairait plus suffisamment.


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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Ewakhine Do'varden le Lun 8 Sep - 16:53

Alors que l'après-midi débutait à peine, un homme avançait d'un pas décidé dans les rues de Guerdan. Il essayait de fuir les odeurs salées de la mer en s'enfonçant au cœur de la ville portuaire. Vêtu d'une cape marron qui le recouvrait totalement, la capuche rabattue malgré le soleil, il claudiquait plus qu'il ne marchait, aidé de son bâton.
Bousculant sans y faire attention une femme, il ne dévia pas de sa trajectoire et il continua d'avancer sur les pavés difformes des petites rues comme si de rien n'était. Celle-ci se retourna pour lui lancer une insulte qui n'eut d'autre effet que de couler sur lui telle la bise. L'homme n'avait en effet que faire de ses jeunes gens qui se jetaient dans ses pattes. Les ans l'avaient aigri et il reconnaissait volontiers qu'il pousserait l'un d'entre eux si cela lui permettait de passer. Voire agrémenterait le tout d'un coup de bâton dans le tibia.
Sa démarche ''rapide'' témoignait cependant qu'il avait cependant plus urgent à faire ce jour-là. Dos et jambes protestaient mais il n'en n'avait cure, bientôt il serait arrivé, bientôt il serait installé et plus vite cela serait, plus vite il pourrait se débarrasser de son fardeau.

Alors qu'un gamin le surprenait en déboulant d'une ruelle annexe sans crier gare, le vieillard crispa les doigts sur son bâton. Il aurait eu envie de l'emplâtrer sur place mais, malheureusement, le chenapan avait déguerpi aussi rapidement qu'il était apparu. Ruminant dans sa barbe, l'homme reprit sa marche en tâchant de se remémorer ce qu'il allait bien pouvoir dire pour convaincre des inconnus d'effectuer sa mission. On lui avait conseillé l'établissement, racontant que ça pullulait d'inconscients prêts à accepter des quêtes suicidaires pour la promesse de quelques pièces d'argent. On lui avait dit aussi qu'il s'y trouvait des gens compétents, il demandait à voir. Même si la mission qu'il souhaitait confier ne demandait pas plus de compétence que cela. Ah si seulement, il pouvait retrouver sa vigueur d'antan... Il serait aller le chercher lui-même. Mais dans l'état actuel des choses, il valait mieux confier cela à des gens armurés plutôt qu'à un valet stupide. Il en avait déjà perdu deux et ne faisait pas confiance aux autres pour leur confier cette tâche, ni même pour présenter sa demande. Tous des écervelés.

Alors que ses pensées s'égaraient, il put constater qu'il arrivait à destination. Relevant à grand peine les yeux, il put distinguer l'établissement tel qu'on le lui avait narré. Étrange chose, se dit-il. Un homme sortit de l'auberge avec un sourire sur les lèvres. L'arrivant grinça des dents sous sa cape ; il n'aimait pas les sourires. Ce n'étaient que fausseté et hypocrisie à son sens. Il s'engagea néanmoins dans la cour pour rejoindre la porte principale, ne jetant qu'un coup d’œil aux écuries à moitié vides.
Il ouvrit la porte et jeta un regard rapide avant de décider d'en franchir le seuil. L'ambiance était marine. Beaucoup trop à son goût, lui qui détestait l'odeur de la mer, il avait l'impression de la humer tellement l'atmosphère lui pesait. Un ''Beuah'' de dégoût lui échappa. Fort heureusement les fragrances provenaient de cuisine flattaient son nez, c'est pourquoi il décida de faire un pas en avant, entamant sa marche jusqu'à la première table vide. La moitié de celles-ci était occupée et deux jeunes filles, une vêtue comme une Alrai et une gobeline, zigzaguaient entre les lourdes tables de bois. Plusieurs clients semblaient hypnotisés par leurs charmes, ce qui le fit rire intérieurement : la réputation de l'auberge s'expliquait aisément.
Se laissant choir sur l'une des chaises qui lui laissait vue sur une partie de la salle, le comptoir et la porte d'entrée, l'homme jeta un regard aux alentours. Son bâton reposant contre la table et sa jambe, l'homme encapuchonné patienta. La chaleur douce faisait du bien à son corps vieilli, malgré la cape de laine légère qu'il portait toujours.

C'est donc attendant qu'on le serve qu'il posa une main parcheminée sur table, tapotant nerveusement. Il était perturbé par l'assemblée qu'il avait découvert, s'étant attendu à découvrir plus d'aventuriers et moins de peuple. Ruminant sa frustration, il attendit.
C'était déjà trop long.

Spoiler:
Ce personnage est relié à une quête RP.
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sibyllina le Mar 7 Oct - 18:01

[hrp] RAPPEL : CE RP EST OUVERT ET SERVIRA SOUVENT D'INTRODUCTION AUX PERSONNAGES (les vôtres) ET AVENTURES A VENIR (celles proposées par les MJ). VOUS ETES DONC INVITES A Y PASSER, NE SERAIT-CE QUE POUR PRÉSENTER VOTRE PERSONNAGE "EN SITUATION".
*Remue le fouet d'une main, la hache dans l'autre*
J'ai dit que vous étiez invités. Avec ferveur et passion. Montre le fouet, puis la hache. Ce sont leur petit nom. Rassurez-vous, je ne mords que les indécis qui poireautent trop longtemps devant la porte. [/hrp]

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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Reips Hunt le Ven 31 Oct - 11:11

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.       Habitué aux brimades et autres sobriquets fâcheux, Reips ne prêtait guère d’attention aux badauds qui se retournaient sur son passage pour le dévisager. Il en était ainsi dans chacunes des villes qu’il avait eu l’occasion de traverser et Guerdan ne devait pas faire exception.
- Quelle créature étrange ? Avez-vous vu ses longues oreilles ?
- Ses yeux sont noirs et cruels !
- Il est passé par une cheminée ou quoi ? Sa peau est grise !
- Et ses ongles blancs, on dirait des griffes.
- Comme ses cheveux, quelle drôle de coupe.
- Que cache-t-il sous cette cape noire ?
- On dirait une brute, mieux vaut s’éloigner.
- Chut… il va nous entendre.
- Mais non, il ne peut pas nous entendre. Il est déjà trop loin.



.        Bien sur que le demi-orc les entendait. La nature ne l'avait pas muni de longues oreilles pour rien et une vie d’aventure lui avait appris à ne pas tenir compte de ces bavardages futiles, il continuait simplement à avancer. Ce qu’il cherchait était autrement plus important.  

- On n'est pas loin de la Dunette.
- La Dunette ? C’est pas cet établissement à problèmes qu’on n’est censé visiter qu’en cas d’absolue nécessité ?
- Oh aller, Karl ! On a fini le service, là. On y va comme clients ! Elles ne nous diront rien.


° Parfait, je vais suivre ceux-là. °



.       Le périple de Reips se terminait quelques rues plus loin donc, devant une petite grille qui abritait une cour derrière laquelle se cachait la façade de l’établissement, une dunette à proprement parlé, la fameuse auberge réputée par delà les mers, le célèbre Giron de la Dunette, que Reips s'était donné pour but de rejoindre.

.       Mais voici qu’au milieu de la cour, son chemin croisait celui du cheval qu’un écuyer conduisait à l’écurie. A la vue de Reips, la bête fut prise de démence. Elle se mis se cabrer et à hennir violement comme si un terrible danger la menaçait. L’écuyer, bien qu’abasourdi par la situation, réagit rapidement et se mit en devoir le maîtriser, s’excusant auprès de Reips qui était déjà loin. Il s’était empressé de mettre le plus de distance entre lui et le cheval, espérant qu’il se calme rapidement. Mais comme cela ne suffisait pas, il ouvrit la porte avec force et déboula à l’intérieur de la Dunette, accueillit par une assemblée de regards.
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sibyllina le Mar 4 Nov - 14:09

Alors que les serveuses s'occupaient des clients habituels et des habituels nouveaux venus, les charmant et les séduisant de leurs beaux sourires et de leurs services aussi rapides que précis (du moins tant qu'aucune dispute n'éclatait), la patronne elle-même s'était chargée du "cas à problème" que représentait le vieux grincheux.

En effet, la corsaire à la peau mate était des plus aptes à gérer ce genre de situations. D'une part parce que, dans le pire des cas, une balle de plomb fichée entre les jambes réglait bien des problèmes en plus de calmer des ardeurs et, d'autre part, parce que sa stature, son allure, ses atours et son charisme naturel suffisaient en général à intimider les plus grosses brutes. Alors un vieil homme aigri, par comparaison, c'était un véritable jeu d'enfant.
Elle l'aborda donc avec froideur et efficacité, lui faisant de courtes suggestions allant toutes vers le sens de ce qu'elle pensait avoir deviné de ce client, à savoir des mets simples, goûtus et peu chers. Dans le même temps, elle le regardait à peine, surveillant ses ouailles d'un air sévère et maternel. Ainsi, elle esquivait toute discussion possible, ce qui devait certainement arranger son interlocuteur en prime.

Et une fois la commande effectuée, elle appela la gobeline d'un claquement de doigts avant de lui passer la note sur laquelle elle avait griffé le plat souhaité ainsi que deux recommandations simples : "silence et austérité". Traduction, ni l'Alraï ni la Graynarlh ne devrait s'en occuper. Restait la petite boule d'énergie explosive ou bien Bartholomew.
La gobeline hocha de la tête et fila en cuisine faire passer le mot avant d'aller discuter avec le videur, ce dernier récupérant temporairement un sourire radieux lorsqu'il comprit qu'on faisait appel à lui pour autre chose que faire l'épouvantail.


Puis entra dans l'établissement une nouvelle personne un peu surprenante qui, pendant une bonne seconde, intima un silence curieux de la part des autres clients.
Il faut dire que, juste avant, des hennissements et bruits de sabots de cheval se cabrant s'étaient fait entendre, ce qui avait surement attiré l'attention de certains. Dont Sephora, d'ailleurs, qui avait observé l'arrivée de ce visiteur avec méfiance au travers des carreaux des fenêtres de la façade.

Et comme elle était visiblement partie pour faire un peu de service aujourd'hui, elle enchaîna par l'accueil de cet étrange individu. Après tout, elle était la plus proche et son instinct lui chuchotait qu'il fallait se méfier des apparences. Et ce n'était pas seulement dû à l'apparence en effet surprenante de ce client. Des êtres bizarres et douteux, elle en avait déjà croisé son lot, durant ses péripéties en haute mer. Elle avait appris à ne plus s'étonner outre mesure. Par contre, de telles griffes et une telle confiance en soi rimaient souvent avec des talents de combat rapproché de haut vol. Et parfois avec un sale caractère en prime. Le genre à ne pas laisser s'énerver, donc.


"Enchantée, messire" commença-t-elle, allant au devant de Reips tout en lui affichant un sourire à la fois chaleureux et révélateur de sa propre force.


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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Amadeus le Mar 11 Nov - 14:05

Il arriva face à l'imposante taverne. Armand émit un léger sifflement d'admiration face à l'immense morceau de galion faisant office d'armature. Au Giron de la Dunette. Il l'avait souvent aperçue lors de ses allées et venues dans Guerdan auprès de ses différents clients, mais il n'y avait jamais fait véritablement attention... Il était grand temps de se faire une opinion sur cette taverne, d'autant qu'on la lui avait chaudement recommandée, il y a peu.  

   S'approchant de l'entrée, il ne put qu'apprécier le délicat pavage poli, lui épargnant ses pieds qu'il avait une énième fois omis de chausser. La verdure autour de lui avait un côté relaxant, mais contrastait avec l'ambiance maritime émanant de la dunette de galion. Il finit par pénétrer dans la taverne.
   Et il s’aperçut que la façade de la taverne n’était qu’un faible avant goût de l’endroit.  L’ambiance chaleureuse des navires marchands, la décoration maritime omniprésente, on pouvait même ressentir une légère odeur saline, provenant d’on ne sait où, peut-être simplement de son imagination. Cela lui rappelait… d’anciens souvenirs. Armand s’y senti immédiatement à l’aise. De ce fait, il ôta sa chemise déjà bien ouverte, qui commençait à l’agacer, avant de se poser à une table, sur sa droite, pour avoir une bonne vue sur l’ensemble de la taverne.

   Il se mit à observer plus attentivement la décoration de l’endroit, tout en s’attardant plus discrètement sur les personnes présentes. Outre divers clients lambda, semblant être des habitués de l’endroit, il put noter la présence d’un être singulier, que l’on ne pouvait ignorer au premier regard. N’ayant que peu de connaissance en ce qui concerne les différentes races peuplant le continent, il ne se posa guère de question. Armand remarqua aussi une silhouette se dessiner dans un coin sombre de la taverne, sous l’escalier, mais ses yeux ne s’étaient pas encore entièrement accoutumés au faible éclairage de la pièce, il ne put donc la distinguer parfaitement.
   Mais si ces deux personnes auraient pu paraître louches et suspectes, il ne s’inquiéta guère grâce à la présence de deux gardes, un peu plus loin, suggérant une taverne bien gérée pour pouvoir les attirer pendant leur pause. Et dans le pire des cas, la porte de la taverne était à proximité, il avait toujours un plan d’urgence…
   Non, il n’y avait pas à dire, la taverne lui convenait, lui semblant idéale pour se changer les idées après son travail.
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Reips Hunt le Mer 12 Nov - 13:34



.   Un peu gêné, il porta le poing à sa bouche et émit une toux caverneuse. A peine eut-il le temps de porter un regard sur la pièce alentours, notant l’aspect lourd de ce décors, qu’il fut interrompu par une voix ferme et enjouée.  


-    Enchantée, messire ! S’exclama-t-elle


.   Devant Reips était apparue une plantureuse femme à la chevelure blanche et au sourire plein d’assurance, qui arborait un style vestimentaire à l’image de l’établissement. Il émanait d’elle une autorité certaine, et les deux pistolets ouvragés qu’elle portait de part et d’autres du galbe de ses hanches, ajoutaient une touche de sévérité au personnage. Et comme Reips sentait encore les regards fixés sur eux (tandis que le sien ne silla pas des yeux de cette étrangère), il conclut que chacun attendait de savoir si cette "femme Corsaire" allait devoir se servir de ses armes.

.   Reips passa l’une de ses mains sous sa cape noire, laissant brièvement apparaître sa robuste silhouette et quelques colliers d’os et de plumes. Il en tira son arc court, fait d’un bois noir et orné d’argent, qu’il tendit en direction de la Corsaire avec respect. Il s’agissait là d’une coutume assez répandue, visant à signifier ses intentions pacifiques. Enfin, d'après ce qu'il avait pu lire de la culture Orc. Pour Reips, la situation semblait s’y prêter et, malgré son jeune âge, il tacha de conserver un visage impassible. Il s'adressa à la corsaire avec sa voix grave à l'étrange accent Alrai. Le plus étonnant restant encore sa  grande politesse.
.
.
-    Je vous prie de m’excuser si j’ai pu troubler la quiétude de votre foyer, Madame. Votre auberge m’a été recommandée par des « amis ». Puis-je prendre commande d’un repas chaud ?


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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sibyllina le Dim 30 Nov - 11:16

[hrp] Tout d'abord, deux choses. D'une, je suis désolée pour les deux semaines d'absence. Entre le travail acharné et le rhume qui m'a laissée sur les rotules, je n'ai vraiment pas eu la force de passer. Me revoilà ! De deux, j'ai relu mon dernier message en réponse à Reips. Vous auriez pu me dire qu'il était à ce point mal écrit. -.- des fautes (cheveux/cheval), des lourdeurs, une expression totalement incompréhensible. Bref, j'ai édité et corrigé. N'hésitez pas à me signaler ces choses-là. Je devais certainement dormir à moitié quand je l'ai écrit.
Enfin, je vais répondre en deux fois. D'abord à Reips, car c'est la suite "logique". Ensuite à Armant. [/hrp]




Sephora, qui observait l'homme lui faisant face, passa par trois réactions bien distinctes les unes des autres, même si seule la dernière serait remarquée par les clients autres que son interlocuteur.

En effet, lorsque celui-ci passa une main sous sa cape pour en sortir un arc, le regard de la corsaire s'affina et devint tranchant, tous ses réflexes semblant s'éveiller au cas où ce serait un défi qui se présenterait à elle. Car même si cela avait été extrêmement rare, des rigolos s'imaginant pouvoir rivaliser en vitesse et précision au tir à distance avec elle, il y en avait eu quelques uns par le passé. Surtout lorsqu'elle était encore en activité, d'ailleurs. La plupart était repartie en direction des soigneurs les plus proches. Les autres, moins chanceux, vers le cimetière le plus proche...

Quoi qu'il en soit, durant une bonne seconde, donc, Sephora était prête à se défendre, à frapper, à bondir s'il le fallait, irradiant une tension impressionnante pour qui avait l'expérience nécessaire pour le remarquer.
Puis, force était bien d'admettre que si l'individu ne sortait pas de flèche et gardait la main levée, c'est qu'il ne comptait pas se servir de l'arme. Ses mains, jusqu'ici à peine perceptiblement crispées et posées sur ses hanches (et donc à portée de ses propres armes), se détendirent alors et se levèrent pour récupérer l'arc.

La seconde réaction notable fut la surprise, bien évidemment. Grande voyageuse, elle s'était frottée à beaucoup de coutumes et façons variées de vivre. Mais, jusqu'ici, les seules personnes qui lui avaient jamais tendu leurs armes avaient été des captifs en reddition, lorsque leurs navires étaient sur le point de sombrer sous les assauts de son équipage. C'était bien la première fois qu'un client venait se présenter ainsi, aussi poliment, et en lui confiant son arme.

Un clignement de paupière marqua la fin de cet air surpris, la confiance et l'assurance reprenant le dessus et se posant tel un masque sur son visage redevenu souriant. Visiblement, elle ne souhaitait pas que les gens la voient autrement.


"Et bien merci beaucoup, messire." commença-t-elle, prenant sur elle la décision de garder l'arc avec elle jusqu'au départ de ce drôle de personnage.
"Je vais garder ceci sous le comptoir, si vous n'y voyez pas d'inconvénient. Et quant à votre question, si vos amis vous ont dit que nous offrions gîte, couverts et boissons, ils ne vous ont pas menti. Avez-vous déjà une idée de ce qui pourrait vous tenter ou voulez-vous que je vous donne la liste de ce que nous proposons ?"
Même sa voix, d'abord douce et étonnée durant les trois premiers mots, s'était raffermie et émanait désormais d'une chaleur accueillante et bienveillante.
Reips avait passé le test de courtoisie haut la main, et si Sephora ne le laissait plus paraître, elle était désormais particulièrement intriguée par celui-ci.


***

Alors même que la patronne de l'établissement s'occupait de l'accueil de l'être aux "oreilles" non humaines, ce qui n'avait pas échappé bien entendu à notre chipie de gobeline dont la curiosité et la taquinerie étaient aussi légendaires que son énergie inépuisable, l'attention de Lilhouh Choupih fut d'un coup et d'un seul toute focalisée sur quelque chose de bien plus captivant. Certes, un homme aux airs sauvageons, aux oreilles de loup, qui fleurait un étrange parfum jusqu'à ses narines, visiblement poli, titillait sa curiosité. Mais quand le second visiteur entra, resta un instant sur le perron à observer, puis enleva sa chemise, là, les yeux de la jolie peau verte semblèrent sortir de leurs orbites. Avant de très rapidement bondir en tous sens, comme si elle cherchait du regard quelqu'un.

'Bien... Elles sont pas là. Y a que la chef mais elle est occupée. Tayaut tayaut !' furent exactement les pensées de celle-ci avant qu'elle ne s'élance tout d'abord telle une fusée vers le joli garçon.
'Hop-là ! danger ! ne sois pas pressée ! va pas l'effaroucher ! Sinon c'est l'Alraï qui va encore te le souffler sous le nez !'
Lilhouh fit crisser ses pieds nus sur le sol (car oui, la gobeline était tout le temps pieds nus) avant de se mettre à marcher d'un air presque serein et sensuel, si on omettait l'impression qu'elle bouillait en trépignant à chaque fois qu'elle avançait d'un pas.

Rapidement arrivée devant celui qui s'était déjà installé à une table, la gobeline se campa à un mètre de ce dernier, déjà sautillant sur la pointe de ses pieds, un sourire angélique et resplendissant sur tout le visage.


"Enchantée M'sieur ! Lilhouh, pour vous servir ! Que puis-je pour vous faire plaisir ?" s'élança-t-elle avec un ton si enjoué qu'il aurait été bien difficile de ne pas sourire en l'écoutant.

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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Reips Hunt le Mer 10 Déc - 0:30

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Tout au long de son geste, Reips n’avait cessé de scruter les réactions de la Corsaire, à sa façon. Tâchez de faire bon impression, lui avait conseillé le Duc. Sans rire ! Avait alors pensé Reips. Pour une personne telle que lui, et il fallait comprendre par là : pour une personne avec une apparence comme celle de Reips. C’est-à-dire, celle d’un type peu banal. Il était hors de question de faire mauvaise impression !

Certes, il ne s’agissait que d’une simple présentation, bien qu’étrange en l’occurrence. Tout un chacun aurait pu se contenter d’un joyeux : Salut la compagnie ! Oui, bien sûr, tout un chacun. Mais tout le monde n’avait pas des yeux noirs comme la mort, la peau cendreuse et des oreilles à faire pâlir un âne. Monsieur tout le monde n’était pas comme Reips, et c’était aussi bien ainsi.

Quitte à être un peu différent, autant jouer le jeu ! S’était-il dit. Imiter les gestes de ses aînés chasseurs lui avait paru une bonne idée. Pourtant, l’espace d’un instant, il crut avoir commis une erreur en agissant de la sorte. Bien que jeune, il avait déjà affronté bien des dangers et savait reconnaître une personne se préparant au combat, surtout si elle se trouvait à quelques pieds de lui. Mais Reips tint bon et alla jusqu’au bout de sa tirade, qu’il avait minutieusement préparé.

Avec soulagement (bien qu’il s’appliquât à conserver un air impassible et digne), il constata que la Corsaire avait su garder son sang-froid. Mieux, il lui apparut qu’elle avait saisi entièrement le sens de son geste de politesse, issu d’une lointaine contrée et d'anciennes traditions. Cette réaction revêtait pour lui une grande importance, elle signifiait que Reips se trouvait face à une personne à la fois forte et respectable. Après que la Corsaire a saisi son arc, il répondit tout aussi poliment.  

- Il me semblait bien normal de vous remettre mon arme, dès maintenant. (Confirma-t-il tout d’abord, avant de lancer un regard alentour) J'ai dans l'idée de m'installer près de ce foyer pour déjeuner, si vous me le permettez bien sûr. (Il désigna l'âtre du doigt) Que me proposez-vous, à la carte ? Nous pourrons voir pour le reste ensuite, j'aurais besoin de m'établir quelques temps dans la région et votre auberge est l'endroit idéal.  
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__________________
Spoiler:
Unité de mesure, un pied = 30 centimètres
Spoiler:
J'aime nommer que par surnom, un personnage dont Reips ne connait pas encore le nom.


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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sibyllina le Sam 13 Déc - 16:18

Décidément bien surprenant, ce nouveau client. Sephora, qui était partie pour se diriger vers le comptoir, hocha de la tête et fit un signe affirmatif de la main.

"Installez-vous, je vous rejoins avec la carte." dit-elle juste tandis qu'elle surveillait du coin des yeux ses serveuses.

Lilhouh semblait toute concentrée sur un autre nouveau visiteur qui était arrivé peu de temps après et, à ce qu'elle en voyait, il était peu probable que la gobeline soit disponible pour s'occuper du galant homme aux longues oreilles avant un moment. Héréa était, comme à son habitude, aux fourneaux, et Sol'leina, elle, avait déjà fort à faire avec toute la section gauche de la taverne, lieu où les gens s'agglutinaient étrangement par habitude. Surement du fait des odeurs alléchantes provenant des cuisines, ou parce que c'était les meilleurs places pour observer le manège du personnel. En somme, à part Bartholomew qui s'était à demi assoupi près de l'âtre, elle ne pourrait faire appel à personne, Vincent étant encore occupé à calmer les bêtes dehors.

Bon, et bien ce n'était pas si grave, après tout. Cet individu l'intéressait.
Une fois l'arme déposée correctement derrière le comptoir, suffisamment bien rangée pour que personne ne puisse l'attraper juste en se penchant par dessus (et donc la voler), elle attrapa une ardoise d'un bon mètre carré de surface, la glissa sous le bras et se dirigea à nouveau vers le client qui, s'il n'était pas trop un manche, devrait déjà être installé.

Ça tombait bien, elle pourrait en profiter pour secouer son vieil ami qui ronflotait sur une chaise en équilibre précaire, à une des tables près de l'âtre. Un videur qui pique un somme, c'est toujours moins efficace, n'est-ce pas ? Pas qu'elle avait besoin de ses services pour le moment mais, s'il souhaitait se reposer, il y avait l'étage pour ça.

Arrivée à la table qu'avait choisi Reips, elle se campa devant celle-ci et posa avec fermeté et délicatesse mélangées la pancarte sur celle-ci, bien en vue.


"Bien ! Donc ! Voici ce que nous proposons aujourd'hui. Nous réactualisons les repas tous les jours. Les seules constantes, ce sont les prix des consommations ainsi que ceux des services." expliqua-t-elle, une main sur la pancarte, l'autre sur une de ses hanches, un sourire prononcé appliqué sur ses lèvres.

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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Reips Hunt le Mer 17 Déc - 23:27

_______________________
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Reips s’en était donc allé s’asseoir tranquillement près de l’âtre. C’était une habitude qu’il avait pris peu à peu, dans chaque taverne qu’il visitait et qui disposait d’une cheminée. Il avait rabattu sa cape dans son dos, dévoilant une partie de son torse et quelques cicatrices blanchâtres (dont les plus importantes étaient deux longues griffures en travers de ses pectoraux et trois genre d’impacts sous son bras gauche). Il portait aussi, au cou, un collier d’aspect tribal, fait de crocs et de plumes ; et aux poignets deux larges bracelets noirs et à boutons d’argent. Quant à son dos, il restait caché sous la cape qui tenait à ses épaules grâce à deux courtes manches, elles aussi ornées de fourrure blanche. C’était bien le minimum pour ne pas avoir l’air dénudé, en plus de son long pagne et de ses chausses. Pour tout bagage, il ne possédait qu’une vieille besace raccommodée et un carquois à demi-plein.
.
Profitant de la courte absence de la Corsaire, Reips s’était intéressé aux autres clients et membre de la Dunette. Il constata avec étonnement que la clientèle présente n’avait rien à voir avec la bourgeoisie qu’il s’était attendu à rencontrer. « Tout le monde ne peut pas se vanter de pouvoir y mettre les pieds »,  lui avait-on dit. Il était bien forcé de constater qu’il avait mal interprété ces dires. Mais la prudence restait de mise, comme pour lui, les apparences pouvaient être trompeuses. Il devrait aussi garder une oreille tendue vers les gardes qui se trouvaient là, c’était bien d’eux dont il se méfiait le plus.
.
En ce qui concernait les serveuses, celles-ci mettaient  Reips mal à l’aise. En particulier l’Alrai, qui aurait pu tout aussi bien être nue, cela n’aurait pas changé grand chose à son avis. Saletée d'Alrai pensa-t-il. Toujours à se pavaner en parfaite gourgandine ! Heureusement, la Corsaire revenait. Elle au moins, même si elle présentait le même genre d’atours, était habillée décemment. De plus, il pourrait se concentrer sur la carte.
.
- "Je vais prendre… la viande en sauce* ! S’il vous plait. Avec un bon verre d'Hydromel, pour commencer. " Choisit-il, sans aucune hésitation.

_________________________________

*:
A considérer qu'il ne dit pas forcément : viande en sauce, mais le nom du plat qui correspond: ragoût, blanquette..
Spoiler:
Pas une grosse avancée, mais je suppose Sephora compte engager la conversation ?


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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sly le Dim 18 Jan - 0:37

Le Giron de la Dunette.
       Llyra s'y était rendue pour la première fois quelques jours auparavant, et avait trouvé l'ambiance plutôt agréable, douce et chaleureuse, un peu à l'idée qu'elle se faisait d'un foyer. La jeune fille appréciait tout particulièrement le décor marin de l'auberge, pour la simple raison qu'elle avait l'impression de voyager à bord de cette dunette échouée lorsqu'elle se trouvait "à bord". De plus, sa journée s'était révélée ennuyeuse et harassante. N'ayant toujours pas trouvé de gagne-pain ni de lieu accueillant pour passer ses nuits, la jeune femme commençait  douter de sa volonté de rester quelques mois à Guerdan. En dernier recours, elle envisageait de prendre une chambre à La Dunette, pour peu que lesdites chambres ne soient pas trop chères. La bourse qui pendait à sa ceinture, dissimulée par une longue cape noire, était en effet bien trop légère à son goût. Cependant, malgré les échecs et essais infructueux visants à trouver un travail quelconque, Llyra gardait le sourire.Tout en marchant vers l'imposante auberge, elle leva ses yeux d'un vert étonnant vers le ciel dégagé qui surplombait la ville. Après tout, il faisait beau. Et elle avait faim. La jeune femme préféra se concentrer sur son estomac et rejeter ses problème dans un coin de sa tête. Un vent frais se leva, joua malicieusement avec ses longs cheveux d'un roux sanguin et s'infiltra sous les pans de sa cape, la faisant soudain frissonner. Llyra accéléra l'allure et entra dans la cour intérieure de la Dunette afin d'être à l'abri de cette brise aussi vite que possible.

      Contournant le puits qui occupait le centre de la petite cour, la jeune fille poussa la robuste porte de bois du Giron de la Dunette et se faufila par l'ouverture avant de la refermer sans un bruit derrière elle. Légèrement essoufflée, Llyra s'arrêta et jeta un coup d’œil circulaire autour d'elle. La plupart des tables étaient occupées, majoritairement par des habitués. La jeune femme remarqua toutefois quelques clients singuliers,  sans doute de passage. L'un d'eux était assis à une table à sa droite, torse nu. Les yeux verts de la jeune fille s'attardèrent un moment sur cet individu. Elle le trouvait... attirant. Elle détourna précipitamment son regard vers un autre homme, au physique atypique, qui semblait converser avec la patronne. Enfin, dans un recoin plutôt sombre de la salle, elle apercevait un vieil homme à l'apparence revêche et à l'air maussade paraissait s'ennuyer ferme, voire même s'énerver. La gobeline, enjouée, comme à son habitude, s'occupait également du service. Llyra remarqua avec un léger regret que le jeune palefrenier dont elle avait rapidement fait la connaissance la fois précédente ne se trouvait pas dans la pièce.

      La jeune femme se dirigea vers une table libre, non loin de l'imposant comptoir, et se laissa tomber avec satisfaction sur une chaise d'un élégant bois sombre. Le plateau de bois devant elle était recouvert d'une nappe de qualité et d'un magnifique chandelier. L'odeur des cuisines parvenait à ses narines et son estomac se rappela à son bon souvenir. Ainsi attablée, elle pouvait observer la plus grande partie de la salle. Llyra s'efforçait de croiser le regard de la patronne ou de la serveuse dans l'espoir que l'une ou l'autre se soucie d'elle et lui propose de quoi se remplir la panse. En attendant, elle ôta sa cape, la jeta sur la chaise qui jouxtait la sienne puis s'installa plus confortablement, remontant légèrement sa large ceinture rouge foncé sur son corset noir. Un bon feu craquait dans un âtre de taille respectable, chassant les effets que le vent frais avait eu sur elle et procurant une agréable chaleur. La jeune fille aux cheveux de feu laissa ses pensées s'envoler et vagabonder à leur gré. Elle contemplait les étages supérieurs de l'auberge d'un regard vide. Repensant à son souhait de louer une chambre dans cet établissement, elle porta une main à sa bourse et grimaça. Bien trop vide pour s'offrir repas et nuits à la Dunette pendant quelques jours. Réalisant qu'elle se trouvait dans une auberge, lieu de passage de nombreux vagabonds, Llyra se dit que si elle se secouait un tant soit peu, elle pouvait éventuellement parvenir à se dégoter un travail, même temporaire. Cependant, avant toute chose, elle désirait manger. La jeune femme était affamée.
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Elynn le Mar 20 Jan - 17:07

Debout sur un muret surplombant les flots glacés, Eléonore se pencha au dessus de l'eau sombre. Elle était en équilibre précaire, la pointe des pieds dans le vide, et il suffirait d'une simple bourrasque pour la faire chavirer...
Mais le vent s'obstinait à la repousser en arrière, si bien qu'elle failli tomber à terre lorsqu'elle cessa enfin de lutter. Levant les yeux au ciel, elle adressa un léger sourire ironique aux dieux qu'elle imaginait moqueurs en cet instant. Elle remis sa capuche en place, enfonça d'un geste las ses mains dans les poches de son long manteau boutonné jusqu'au col et repris sa route en rêvant, longeant la mer sur ce muret de malheur.

Arrivée à l'extrémité de celui-ci, elle repris conscience de ce qui l'entourait et regarda autour d'elle. Une série de bâtiments, sûrement dédiés à la pêche lui faisaient face, l'obligeant à suivre la rue qui tournait à angle droit vers le centre de la ville. Elle avançait à pas lents, fredonnant une chanson mélancolique qui avait le don de l’apaiser.  Errant au hasard des rues, elle arriva dans un quartier moins lumineux que le reste de la ville. Ce petit coin de quartier semblait vide de toute vie et il s'en dégageait une atmosphère glaciale presque familière aux yeux d'Eléonore.
Ilohlvann lui soufflait qu'elle y trouverait sûrement ce qu'elle cherchait et lui enjoignait de rester, juste un peu plus longtemps, mais sa raison s'y opposait.
Elle jeta un regard aux alentours, mémorisant le chemin qui l'avait mené jusqu'ici et se détourna.



Elle arriva bientôt en vue de sa destination et haussa un sourcil sceptique. D'accord, il était inhabituel de voir un tel bâtiment, mais de là à en faire tout le raffut qu'elle avait avait pu entendre à son propos... Elle s'approcha à pas lents et distingua enfin l'enseigne qui clamait le nom de l'établissement : Au giron de la dunette.
Alors qu'elle s'avançait, une idée lui effleura l'esprit. Ce genre de structure n'était certainement pas fait pour une telle utilisation. Elle devait donc avoir des … failles. Qu'est ce qui certifiait qu'il ne s'écroulerait pas sur lui même et ses occupants à un quelconque moment ?
Haussant mentalement les épaules, elle parcourut les derniers mètres qui la séparait du porche et poussa la porte.

« En parlant d'Ilohlvann, en voici un temple. »
Murmura la jeune femme à la vue des serveuses qui se trémoussaient presque vulgairement dans l'unique but de délester le client lambda de sa bourse, avec son consentement en plus.
Sans un mot de plus, elle s'avança en retirant sa capuche et s'assit à la table inoccupée la plus proche.

Couleur Eléonore:



EDIT Sibyllina : Suppression de "dans la nuit tombante" sur ce message. Le temps n'a pas encore eu cours sur ce sujet, vu qu'il est resté très longuement en hibernation. Les deux gardes venus boire un coup "pour midi" sont donc encore là. Je laisse les déductions logiques s'imposer d'elles-mêmes. Merci.
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sibyllina le Ven 30 Jan - 20:44

@ Reips
[hrp] Elle l'engagera uniquement si elle sent une ouverture lorsqu'elle reviendra avec les plats. Professionnalisme oblige, toujours prendre les commandes et les servir en temps et en heure.[/hrp]


Sephora, qui avait remarqué les cicatrices avant-même que son nouveau client n'enlève sa cape et ne les révèle aux voisins se montrant curieux, reprit la pancarte sous son bras et hocha de la tête, prenant mentalement note. Une viande en sauce et un verre d'hydromel. Pas une commande trop difficile ni à retenir, ni à pourvoir. Par contre, le "pour commencer" l'avait intriguée. Peut-être songeait-il à louer une chambre, prendre un bain ou ce genre de choses ? Ou alors, il avait vraiment très très faim. Observant l'individu un court instant d'un air distrait, elle se dit qu'il était surement du genre en effet à manger beaucoup. Pourquoi ? Difficile à dire, mais son instinct le lui soufflait. Ce non humain faisait très nettement beaucoup d'efforts pour ne pas trop se démarquer. Ce qui était amusant, vu qu'il venait de se mettre torse nu. Peut-être avait-il calqué l'autre bellâtre qui affolait la gobeline, plus loin ?
Un petit sourire aux coins des lèvres, elle répondit avec une voix polie afin d'assurer qu'elle avait bien noté et compris ce qu'elle ferait apporter à cette table.


"Une viande en sauce et de l'hydromel, donc."

Et sur ce, elle mima un petit salut qui, si elle avait porté son chapeau de corsaire, l'aurait fait se relever, tournoyer en s'abaissant avant de retourner à sa place.

"Je reviens dans un instant, messire. Mettez vous à l'aise et n'hésitez pas à réfléchir à la suite !"

Elle partir sur ces mots, un demi sourire encore sur les lèvres. Intéressant, intéressant.



@ tout le monde, Sly en particulier. Précision : sylve = esprit des forêts, au sens très large.


Au lieu d'aller directement en cuisine, elle fit un détour vers l'âtre, rejoignant la table du vieux marin aux airs fatigués. Sans prendre de pincettes, elle posa son pied à plat sur un de ceux de la chaise en équilibre et appuya, la forçant vivement à se remettre d'aplomb.
Sous l'impulsion, le videur Bartholomew s'éveilla en sursaut, bondissant sur son unique jambe valide, l'air déjà prêt à se battre. Et s'il avait eu l'air faible, fragile et usé durant sa sieste, l'air fauve et vif dont son œil rescapé semblait luire avait de quoi rassurer sur les raisons de sa présence à son poste.


"Quoi ? Quoi ? Qu'est-ce... Oh..."

L'homme dont la cinquantaine d'années avait teinté les cheveux et barbe de trois jours en nuance de gris s'était tût de lui-même en apercevant sa patronne. Mais au lieu d'un air penaud dont n'importe quel autre employé aurait fait preuve en se faisant rattraper par son chef, il s'assombrit juste, l'air visiblement vexé. En réalité, c'était bien ce qu'il était. Non pas vexé d'avoir été pris en pleine faute, mais surtout de l'avoir commise, cette faute. Il se faisait vieux, et cela l'agaçait.

"On baisse sa garde, Barth ?" fut le commentaire assassin lancé par Sephora d'un ton glacial.

Le message sembla porter et le videur, après un instant de stupeur quasi indécelable pour les personnes non versées dans l'art de l'observation fine, reprit de sa splendeur et de sa fierté, remontant les épaules.


"J'vais aider en cuisine" fit-il en toute réponse.
"Non, tu vas remplacer Vincent. Il a du mal avec les bêtes. Elles ont vu un sylve."
"Ah. Compris."

Bartholomew se dirigea d'une démarche claudicante jusqu'à la porte, passant à côté des tables d'un jeune éphèbe et du dit 'sylve'. Il émanait de lui une sorte d'aura intimidante, froide, austère, comme si la Faucheuse elle-même logeait dans l'ombre de cet homme. Néanmoins, il ne se permit aucune remarque, aucun regard, rien qui n'indique qu'il n'ai jeté son terrible dévolu sur un client quelconque. Il fixait la porte d'entrée et, lorsqu'il sortit pour rejoindre le jeune palefrenier, la bourrasque qui entra et souffla un instant sur les tables semblait presque venir de lui plus que de l'air ambiant extérieure.

Dans le même temps, la patronne s'était dirigée vers le comptoir, rejoignant la jeune femme aux cheveux pourpre-flamme.


"Bienvenue à nouveau, demoiselle ! Vincent devrait arriver pour prendre votre commande !" fit-elle d'un air machiavéliquement enjoué avant de filer vers la cuisine et d'y disparaître quelque temps.
Peu sotte, elle avait aisément remarqué les petits coups d’œil furtifs de la jeune femme et s'était rappelé l'émoi qui avait pris le jeune palefrenier maladroit quand il s'était occupé de servir celle-ci. Quoi de plus formateur pour ce dernier que de retenter une expérience, hmm ?




@ Eléonore
[hrp] Tout d'abord, j'ai supprimé une erreur : C'est le temps de midi, pas du soir. En temps normal, j'aurais usé de mon balai magique de MJ pour nettoyer les PNJ en place et faire avancer le temps pour rattraper le coup, mais là, y a des PJ, donc je suis bloquée. Désolée Wink [/hrp]

La gobeline discutait et gesticulait devant le joli garçon qui semblait assoupi, tentant d'attirer son attention à nouveau.
La patronne était en cuisine, à aider la naine à préparer la dernière commande afin d'aller la servir.
Le videur était sorti et le jeune palefrenier allait faire son entrée d'ici peu.
Traduction, il ne restait que l'alraï pour approcher la nouvelle venue. Une alraï peu vêtue, ce qui semblait avoir dérangé la demoiselle au manteau à capuche. Chose que Sol'leina avait bien sûr perçu. Mais comme il était de la réputation de l'établissement de toujours répondre présent au plus tôt envers les clients, il fallait bien qu'elle s'y colle.

Prenant son air le plus élégant, sensuel et noble dont elle était capable (ce qui n'était en réalité pas très difficile pour elle, vu qu'elle possédait une élégance et une noblesse naturelles telles qu'elle aurait eu l'air d'une dame même en ne portant qu'un bikini ethéré), elle aborda donc la nouvelle cliente, faisant une petite révérence polie à quelque pas de celle-ci.


"Bien le bonjour, mademoiselle, et bienvenue au Giron de la Dunette. Que pouvons-nous faire pour vous satisfaire, je vous prie ?"

Sa voix était enjouée, mais pas trop, son sourire prononcé, mais pas faux, et son regard bienveillant évitait celui de la demoiselle.
Du tact et du doigté. Après tout, elle n'était pas qu'une allumeuse, contrairement à ce qu'aimaient vitupérer certains.

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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Reips Hunt le Lun 23 Fév - 20:46

Lorsque le dénommé Barth passa non loin de lui, Reips émit un sombre grondement, rauque et bas qu’il tacha d’étouffer promptement. Ce n’était pas le moment de se faire remarquer. Mais réflexion faite, n’était-ce pas déjà le cas ?

° Si j’ai effrayé ce cheval, que va-t-il en être de cet homme ? ° Songea-t-il.

Le calme revint bien vite une fois la porte refermée. Son plat n’était pas encore prêt, peut-être manquait-on de personnel en cuisine. Cela tombait bien, Reips cherchait une couverture pour son vrai travail. Mais cela ne lui laisserait pas beaucoup de temps pour partir à l’aventure… Tout compte fait, c'était une mauvaise idée.

Spoiler:
A partir d'ici, la conversation est au conditionnel au cas où un évènement viendrait préalablement perturber la situation. Le texte pourra toujours être modifier s'il ne convient pas. Je laisse à la maîtresse de jeu le soin d'en décider.

Lorsque la Corsaire reviendra avec sa commande, Reips décidera d'engager la conversation, tout en la remerciant respectueusement.

° Merci, cela m'a l'air délicieux.° Commencera-t-il tout en humant le plat avec une insistance un peu déconcertante. Puis il reprendra :

° Ainsi donc, vous êtes la patronne du Giron ? Je n'ai pas la chance de connaitre votre nom. Vous pouvez m'appeler Reips... Reips Hunt. Voyageur de l'Est, explorateur... et ce genre de choses.°
Récapitulera-t-il.



Dernière édition par Reips Hunt le Dim 1 Mar - 17:06, édité 2 fois
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sly le Dim 1 Mar - 16:45

Perdue dans ses pensées, LLyra ne remarque pas la jeune femme entrer à la Dunette, ni le vieil homme traverser la salle en direction des écuries. Ce fut seulement lorsqu'un courant d'air frais traversa violemment la pièce en la faisant frissonner qu'elle leva la tête et le vit sortir. Elle vit également la nouvelle arrivante, installée à une table non loin de la sienne. Se dirigeant vers les cuisines, la patronne de l'auberge annonça à Llyra que l'on n'allait pas tarder à s'occuper d'elle. La jeune fille sentit ses joues s'échauffer en l'entendant lui assurer que Vincent, le jeune palefrenier qui l'avait servie tantôt, allait venir sous peu prendre sa commande. Après avoir remercié précipitamment la sympathique femme qui disparut avec, elle l'aurait juré, un léger sourire, Llyra reporta fébrilement son regard sur la porte de l'auberge en s'efforçant de retrouver son sang-froid. Après tout, il ne s'agissant que d'un serveur parmi tant d'autres, pas de quoi en faire toute une histoire.

La femme ayant franchi la porte en dernier attira son regard. Tout en la détaillant, Llyra songea que celle-ci ne devait pas être beaucoup plus âgée qu'elle-même. Il serait intéressant d'échanger quelques mots avec cette demoiselle. Laissant cette idée de côté pour le moment, la jeune femme tourna son regard émeraude vers les trois hommes qu'elle avait remarqués en arrivant, se demandant auquel elle irait adresser la parole en premier. Certes, la jeune fille cherchait un travail, mais adresser la parole à un inconnu l'intimidait. de plus, aucun des trois ne lui inspirait véritablement confiance. L'individu à la peau grise l'intriguait, celui qui était assis un peu plus loin, torse nu, la fascinait étrangement, et le dernier, le vieil homme à l'apparence grincheuse, la rebutait. Ce dernier était cependant celui qui lui attirerait le moins d'ennuis, se dit-elle. son choix était donc fait.

Néanmoins, Llyra se promit de parler à la patronne avant d'entreprendre quoi que ce soit : peut-être pourrait-elle la conseiller et lui en apprendre plus sur ses clients. L'estomac de la fille aux cheveux de feu gronda doucement, se rappelant à son bon souvenir. "Oui, pensa-t-elle. Avant tout, manger. Et ses réflexions cessèrent cependant qu'elle guettait de nouveau l'arrivée du palefrenier.

Couleur Llyra :


Dernière édition par Sly le Jeu 5 Mar - 15:13, édité 1 fois
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Elynn le Jeu 5 Mar - 9:48

Eleonore observa la serveuse pendant quelques instants avant d'afficher un léger sourire qu'elle voulait avenant. Il fallait reconnaître que l'alraï qui lui faisait face n'était pas dénuée de finesse. Il semblait en effet qu'elle avait su la jauger en à peine quelques secondes et, quand bien même elle était encore loin du compte, la jeune humaine était prête à lui accorder le bénéfice du doute. Après tout, elle ne faisait qu'utiliser ses atouts pour gagner sa vie, et si tant de monde s'y laisse prendre, ce sont les règles du jeu... Tant qu'elle n'essayait pas de lui imposer de jouer.

Toujours souriante, elle répondit à la requête de la serveuse d'un ton affable :
« Je prendrais une boisson fraîche, je vous prie. Mais vous pouvez peut-être m'aider pour autre chose. »

Elle jeta rapidement un œil autour d'elle et en profita pour réfléchir.

Il était vrai que la femme qui lui faisait face avait un minimum de finesse, mais elle doutais encore de pouvoir lui faire vraiment confiance. Quand on voyait l'alraï ainsi, belle à en faire tourner la tête de n'importe quel homme, et même de certaines femmes, et sans autre préoccupation que d'assurer la prochaine commande qu'elle savait avoir déjà dans la poche... Eleonore, dans une certaine partie de son cœur, l'enviait au plus haut point. La serveuse semblait parvenir à se satisfaire d'une vie simple qui la ferait sauter par la fenètre en quelques heures.
Ce doit être si bon d'avoir un but dans la vie, un but si facile à atteindre qu'il en devient même un mode de vie. Une pointe de désespoir mêlée de rancœur se ficha dans sa poitrine. Pourquoi devait-elle être privé de ce dont la serveuse avait eu droit ? Et comment pouvait-elle se fier à quelqu'un qui n'avait jamais eu à se poser de questions ? Qui n'avait jamais éprouvé ce désir lancinant et morbide de ...

L'envie plus que pressante de partir à nouveau la tenailla mais elle se contint. Ce n'était pas comme si elle allait lui confier sa vie, et quand bien même. Tout en adressant une supplique muette aux dieux, la jeune femme planta ses yeux dans ceux de son interlocutrice, afficha son plus beau sourire et termina enfin sa phrase :

« Sauriez-vous où je peux trouver un travail ? »
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sibyllina le Mar 24 Mar - 14:37

[hrp] Désolée pour la longue attente... Je n'ai pas réellement d'excuse. Me revoilà, en tout cas ! Même chose que l'autre fois, je réponds par ordre chronologique [/hrp]

@ Reips (& Sly au moins pour le premier paragraphe)

Peu après que Bartholomew est sorti de l'établissement, le jeune palefrenier qu'il venait de remplacer apparut à l'embrasure de la porte, l'ouvrant avec beaucoup moins d'assurance et de panache que ne l'avait fait le videur avant lui. Il faut dire que les quelques mots échangés avec le vieil homme ne l'avait pas vraiment mis en confiance... Et puis, fallait pas oublier qu'il avait dû lutter avec deux chevaux énervés et à demi paniqués, aussi ! Il avait beau avoir un don avec les animaux, il était des situations où cela ne suffisait pas, où l'expérience d'un marin ayant vécu milles aventures s'avéraient être nécessaires. Vincent ne comprenait d'ailleurs toujours pas comment faisait le vieil homme. A croire qu'il connaissait une formule magique à murmurer à l'oreille des chevaux pour que ceux-ci lui obéissent au doigt et à l'oeil.
Enfin, il aurait le temps d'y repenser plus tard. Il avait une demoiselle à rejoindre.

Pendant que le jeune rouquin faisait le pied de grue en se mordillant les lèvres à l'entrée, Sephora était ressortie de la cuisine avec la commande du fameux personnage qu'elle avait nommé "sylve" par simplification. Un porcelet entier rôti, farci et avec une sauce généreuse, entouré de quelques patates encore fumantes tronait dans sa main droite, la gauche tenant une carafe d'hydromel assez élégante.
Le trajet choisi entre les tables, la rapidité, ainsi que l'agilité dont elle fit preuve tendait à faire oublier le passé chaotique et aventureux de la dame, comme si elle avait vécu une vie de serveuse depuis sa tendre enfance. Visiblement, elle connaissait non seulement les lieux comme si elle les avait construit elle-même (ce qui serait partiellement probable à dire vrai), mais semblait même pouvoir prédire quand un client allait se lever, écarter sa chaise ou tendre une main. Autant d'obstacles qu'elle avait évité sans en donner l'air.


"Votre commande, Messire." fit-elle en déposant assiette et carafe sur la table.
"Si vous me donnez un instant, je reviens avec verre et couverts. Votre table a été débarrassée mais n'a visiblement pas été préparée avant votre arrivée. Nous avons un peu de monde, j'en suis désolée."

Excuses totalement véridiques, mais qui sonnaient étrangement comme des critiques. Dont les ondes négatives arrivèrent surement à la gobeline dont les couettes semblèrent se hérisser sur son crâne. Il faut dire qu'elle était restée un sacré moment à béer devant un bellâtre s'étant endormi à même la table. En réaction, verre et couverts apparurent comme par magie devant Reips, un courant d'air verdâtre ayant filé à une allure défiant tout entendement humain.

"Ah, et bien... Vous êtes servi."

[hrp] Ici, ta première réponse [/hrp]

"Notre cuisinière, Héréa, est aussi douée pour inventer de nouveaux jurons que pour concocter des plats. Je ne doute pas un instant que vous apprécierez." ajouta-t-elle avec un sourire amusé.

[hrp] Ici la seconde [hrp]

Un sourire entendu et intrigué apparut sur le visage de l'ex Corsaire, un sourcil à demi arqué tandis qu'elle préparait sa réponse.

"Oui, je suis l'heureuse propriétaire de cet établissement, en effet. Reips Hunt, donc... Voyageur et explorateur..."

Elle fit une petite pause, ses yeux lançant des étincelles de malice.

"Et ce genre de choses" répéta-t-elle en ajoutant, son sourire se faisant encore plus prononcé. "Amusant comme ce détail semble plus important que ce qui précède. Quoi qu'il en soit, vous pouvez m'appeler Sephora. Ce n'est pas comme si mon nom était une information farouchement gardée secrète. La moitié des gens ici présents m'appellent par mon prénom."

De là à dire qu'elle appréciait ou qu'elle laissait faire, son sourire impénétrable ne permettait pas d'en dire davantage.


@ Sly

Après avoir perdu son temps un bon moment à l'entrée, Vincent perçut les ondes négatives d'un reproche essentiellement adressé à une peau verte, se qui le réveilla et le força à se secouer. Certes, la patronne ne semblait pas avoir regardé dans sa direction quand elle avait émis son envie de meurtre (pour lui, c'est ainsi qu'il ressentait les choses. Sephora avait un don, celui de faire trembler les plus courageuses brutes d'un simple... Regard ? D'une aura ?). Autant ne pas lui donner une raison de le faire !

Se précépitant donc en avant, sans voir qu'un fusée gobeline se préparait au décollage, couverts et verre dans les mains, il manqua de trébucher et fit de grands gestes aussi acrobatiques qu'impressionnants à regarder. Un oisillon tentant de s'envoler du nid avant de paniquer et de se raccrocher aux branches aurait surement donné une impression semblable. Heureusement pour lui, et pour le mobilier, Lilhouh n'était pas qu'une chipie croqueuse d'hommes, et dès qu'elle eut déposé ses affaires à la table où la patronne semblait s'attarder, elle s'était accrochée de tout son poids à une main tendue sans espoir par le grand pataud en perte d'équilibre.


- Ouf... Merci Lilhouh... Tu m'as sauvé.
- J'ai sauvé les tables et d'verres, surtout. Je te rappelle qu'c'est moi qui nettoie l'sol. Pis Sephora t'a donné une tâche, j'crois. Fais attention, elle mord.
- Hein ? Qui m...ord ?

Vincent n'eut pas le temps de finir sa question que sa sauveuse providentielle (qui était aussi celle qui avait manqué de le faire tomber par ailleurs) était repartie sans demander son reste, disparaissant en cuisine pour une raison que seuls les dieux gobelins surement connaissaient. Avait-elle parlé de Sephora ? Ou de la cliente qu'il devait servir ? Et puis d'ailleurs, pourquoi c'était à lui de s'en charger ? Elles étaient pas assez nombreuses, aujourd'hui ?
Jetant des coups d'oeil alentours tout en avançant vers les cuisines et le bar, le garçon remarqua les nouvelles têtes, ainsi que son idole faire la causette devant une personne à l'allure étrange. Aux longues oreilles. Bizarre...
Puis son regard tomba sur la femme aux cheveux rou-flamme, qui regardait d'ailleurs dans sa direction surement depuis un bon moment déjà. Autrement dit, elle avait surement vu son spectacle d'acrobaties incontrôlées.


"Ah."

Désormais à même pas deux mètres d'écart de la cliente en question, dont il s'était approché sans l'avoir vue jusque là, Vincent vira au rouge pivoine. Pour un peu, on aurait pu croire qu'il éclaterait si on le touchait du bout du doigt.


@ Elynn

'Hm, celle-ci, c'est un cas à part...'
Tandis que la cliente peu commune commandait une boisson fraîche, l'Alraï augmenta encore sa concentration et renforça son maintien, se donnant plus de contenance et de prestance. Visiblement, cette demoiselle cachait beaucoup de choses. Peut-être même plus que l'homme aux longues oreilles. Intéressant. Sans le vouloir, son regard se mit à briller, une lueur d'excitation liée à la bouffée d'adrénaline emplissant ses iris tandis qu'elle attendait patiemment la suite de la requête. Ah, cette sensation, ça faisait si longtemps qu'elle ne l'avait plus ressentie. Depuis qu'elles avaient quitté les mers et s'étaient établies sur la terre ferme, en réalité. Non pas qu'elle regrettait, mais ce genre de choses lui manquait.
Visiblement prête à toute réaction, la blonde éclatante à la tenue aguicheuse passa lentement une main sur sa nuque pour en chasser un frisson, usant du temps de réflexion de la cliente pour le faire discrètement. Un observateur alerté et attentif aurait alors surement remarqué le manque de naturel de ce geste et la précision impressionnante du mouvement de la main avant qu'elle ne finisse derrière les cheveux dorés.


"Du travail ? Et bien, tout dépend de quel genre de travail, ma Dame. Si vous cherchez des petites tâches peu rémunérées mais peu difficiles, alors Sephora, la propriétaire, vous en trouvera surement autant que vous le souhaitez. Si, par contre, vous désirez plutôt des travaux sur le plus long terme, ou qui nécessitent davantage de compétences, alors il vous suffira de chercher votre bonheur tout autour de vous. Beaucoup de gens viennent ici autant pour se détendre que pour nouer connaissance. Et si vous observez attentivement, vous verrez qu'il n'y a pas beaucoup de couples, à cette heure-ci. Surtout des gens dans votre situation, qui cherchent à se rendre utiles, ou bien qui cherchent des bonnes âmes pour les aider dans leur quête."

Elle fit une pause, avant d'indiquer vers un vieil homme grincheux avec autant tellement de discrétion que seule son interlocutrice pouvait comprendre la signification de ses gestes infimes.

"Lui. Nouvelle tête. L'a pas l'air d'être venu pour l'ambiance ou pour la qualité des plats. Vous devriez commencer par là. Sur ce, pour la boisson fraîche, sucrée ou pas sucrée ?"

Étrangement, elle serait prête à parier sur la seconde option.

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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Elynn le Jeu 2 Avr - 13:17

Eleonore n'hésita qu'une demi-seconde avant de se décider.

« Non sucrée, je vous prie, je vous laisse me trouver une spécialité de la région ou de la maison. Ou surprenez-moi. »

Elle jeta un œil sur l'homme que lui avait auparavant désigné la serveuse. Elle découvrit alors le vieillard encapuchonné, enroulé dans sa cape. Tapotant le bois de la table, il semblait nerveux, agacé, impatient, en bref, assez peu ouvert au badinage. Mais ça tombait bien, elle non plus. Lui, au moins, n'affichait pas de faux enthousiasme de façade.
Ceci dit, elle souhaitait un travail qui dure un minimum de temps, et si elle devait se le traîner durant tout le temps de sa mission, elle risquait d'atteindre rapidement les limites de sa patience. Mais si cela devait arriver et qu'elle faisait une erreur...

En un flash soudain, un flot d'images et de souvenirs de Cette mission lui revinrent en mémoire. L’échec et le remord. Il avait suffit de quelques instants, quelques mètres. Le pire, c'est que personne ne lui avait fait le moindre reproche, mais tout avait changé. Les autres avaient changés vis-à-vis d'elle, et elle aussi avait changé.
Petit à petit la culpabilité avait commencé à la ronger, l'angoisse aussi, une angoisse croissante envers l'avenir. Un avenir qui prenait des teintes de plus en plus sombres à ses yeux.

La plupart du temps, elle parvenait à cloisonner ces émotions, mais parfois un détail les réveillaient. Ses sentiments prenaient alors la forme d'une créature monstrueuse et destructrice, fille d'une valse macabre entre Ilohlvann et Wyhndylennh, qui lui broyait la poitrine en lui donnant envie de hurler.
La pratique et la présence de la serveuse face à elle lui permirent de se contenir si bien qu'elle garda sa contenance. Seul un œil exercé aurait pu remarquer la lueur de souffrance apparue dans son regard, en revanche personne ne pouvais deviner la vision qu'avait la jeune femme d'un pieu libérateur venant se planter dans son torse pour traverser son cœur de part en part.

La vision n'avait duré qu'une fraction de seconde mais Eleonore dû faire un effort de volonté herculéen pour s'en libérer. Reprenant peu à peu conscience de son environnement, elle secoua la tête et s'adressa de nouveau à la jolie serveuse :

« Et resservez donc un verre à ce monsieur, s'il vous plaît, je vais prendre le mien à sa table. »

Calmement et la tete droite, elle se leva et se dirigea vers la table de l'inconnu.
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Reips Hunt le Ven 3 Avr - 10:09

« Amusant comme ce détail semble plus important que ce qui précède. »

En quelques mots, Sephora avait failli mettre Reips mal à l’aise. La réaction de l’Eldwor aurait pu être encore plus évidente s’il n’avait pas eu l’habitude de faire bonne figure en toutes situations. Donner l’impression d’être sûr de soi était la meilleure façon d’éviter les problèmes selon lui, après la solitude. Mais ses oreilles en décidèrent autrement et se rabattirent un peu vers l’arrière de son crâne, signe de méfiance.  Il entreprit alors de reprendre la conversation sur un ton égal.

- Et bien je suppose que j’aurais pu l’apprendre de bien des façons (le prénom), mais il me semblait plus courtois de vous le demander d’abord.

« Et je pense avoir bien fais à cet égard » se dit-il.

Sans plus attendre, Reips entama le porcelet à grands coups de fourchette. Saisissant à la fois viande, pomme de terre, et sauce qu’il engouffrait à grandes bouchées. S’il donnait l’impression de se goinfrer, il ne s’en régalait pas moins et cela se voyait. Et tout comme il ne comptait pas laisser son plat refroidir, il n’allait pas laisser la conversation s’étouffer, sous peine de donner l’impression d’avoir de mauvaises intentions
« A mon avis.. »

- En vérité… je suis aussi chasseur et cela me permet de gagner un peu de sous en l’absence d’autre « boulots ». Si j’ai l’habitude de cuisiner mes prises, il est aussi agréable de se faire servir de temps en temps ! Et je dois dire que votre service est très agréable.

Et si l’oreille droite de Reips s’intéressait à ce qu’allait répondre Séphora, son oreille gauche commençait à s’intéresser à une autre conversation, et basculait lentement dans une autre direction.  
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sly le Mer 8 Avr - 17:08

Llyra retint un sourire. Le serveur annoncé par la patronne venait de faire une entrée littéralement fracassante : il s'était lamentablement heurté à la gobeline et avait failli s'étaler sur le sol. Par chance, la serveuse l'avait rattrapé et lui avait ainsi évité une chute honteuse. La jeune femme tendit l'oreille et parvint à saisir les derniers mots de la gobeline à l'adresse du jeune palefrenier. 

- Fais attention, elle mord.
- Hein ? Qui m...ord ?

Cette fois, Llyra laissa un sourire amusé étirer ses lèvres. Le serveur, Vincent d'après ce qu'elle avait pu entendre, la regardait à son tour. il venait apparemment de s'apercevoir qu'il se trouvait juste à côté de sa table et son teint se colora de rouge. La demoiselle lui adressa un léger signe de tête, toujours souriante, avant d'engager la conversation. Ne voulant pas le mettre plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà, elle s’abstint de tout commentaire.

- Bien le bonjour. Vincent, c'est cela ? Je souhaiterais passer commande d'un plat chaud rapide à manger, n'importe lequel, et d'un verre d'hydromel.

Llyra hésita, jeta un coup d’œil circulaire autour de la salle en s'attardant sur le vieil homme du fond. Puis, baissant la voix, elle reprit la parole.

- J'aurais également voulu savoir si vous aviez quelques conseils à me procurer : je cherche du travail. Auriez-vous des recommandations particulières ?

La jeune fille aux cheveux de feu venait tout juste d'achever sa phrase quand un mouvement la déconcentra. Ses yeux verts balayèrent de nouveau la salle avant qu'elle ne comprenne ce qui l'intéressait. La femme aux cheveux noirs qu'elle avait remarqué un peu plus tôt venait de se lever, discrètement et sans attirer l'attention générale, pour se diriger vers la table du vieil homme à l'air grincheux. 

Tiens, tiens... Voilà qui est intéressant, songea Llyra. 
Elle n'avait jamais su aborder les gens, elle. Ce n'était pourtant pas si difficile. Elle devait se prendre en main. Reportant son attention sur le palefrenier, elle ajouta, toujours à voix basse, un commentaire sur la présence du vieux grognard à l'auberge. Son regard se fit intense, afin de lui faire comprendre l'importance que cette remarque avait pour elle. La jeune fille attendait une réponse. Elle tourna une fois encore la tête vers l'inconnue, et plissa légèrement les yeux. Elle n'était pas sûre d'elle, mais il lui semblait que le mouvement de la femme avait révélé la présence d'un pendentif aux reflets verts à son cou. Étrange.
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Sibyllina le Mer 8 Avr - 19:47

[hrp] désolée, j'ai croulé sous les soucis. Je réponds de suite ! [/hrp]

@ Elynn

« Non sucrée, je vous prie, je vous laisse me trouver une spécialité de la région ou de la maison. Ou surprenez-moi. »

Sol'leina hocha de la tête avec son sourire poli et courtois, toujours semi guindée, semi sensuelle afin de ne pas choquer la demoiselle. Après tout, elle n'était pas la seule avec qui il fallait faire preuve d'un peu plus de sérieux ! Et quelque part, c'était rafraichissant. S'amuser et taquiner les hommes, c'était bien, mais devoir tout à coup faire face à une situation demandant de réfléchir plus loin que le tortillage de hanches, ce n'était pas mal non plus !
Intriguée, elle resta un instant tandis que la cliente observait le vieil homme, désireuse de voir comment elle réagirait aux informations qu'elle lui avait données. Elle était totalement sûre que ce vieux râleur était venu en quête d'un ou deux idiots suffisamment en manque d'aventure pour accepter n'importe quelles conditions. Par contre, cette jeune demoiselle paraissait très étrange. Elle n'était pas persuadée que les deux phénomènes de foire seraient bien compatibles. Enfin... Au pire, ça donnera une raison à la patronne de faire un appel au calme, et elle d'en profiter pour se cacher et faire une pause.

C'est cette attente sage et observatrice qui lui permit de remarquer une chose encore plus étrange encore... La cliente venait ni plus ni moins de perdre conscience pendant un court instant. Assise, sur son tabouret, comme ça, paf. Très bizarre... De plus, elle quasiment certaine d'avoir perçu une lueur d'effroi dans le regard. A surveiller de près... Si le vieil homme avait de tels effets sur la donzelle, la patronne risquerait de ne pas suffire, au final...


« Et re-servez donc un verre à ce monsieur, s'il vous plaît, je vais prendre le mien à sa table. »

"Très bien ! Je me charge de tout ça, mademoiselle. Vous pouvez aller vous installer, je vous rejoins avec les commandes."

Tout ceci ne lui disait rien qui vaille... Mais ça faisait partie du métier, paraît-il ! En tout cas, à la Dunette !


@ Reips


Et bien je suppose que j’aurais pu l’apprendre de bien des façons (le prénom), mais il me semblait plus courtois de vous le demander d’abord.

Ce ne fut là encore que très fugace, qu'une fraction d'un instant, mais Sephora sembla sincèrement surprise par cette réplique, ses sourcils s'arrondissant joliment avant que son air mi moqueur mi aimable habituel ne reprenne le dessus.

"Et bien merci à vous. Comme quoi, les apparences sont trompeuses. Vous voilà plus galant que la plupart des prétendus gentilshommes qui passent en ces lieux." énonça-t-elle à voix assez basse, comme énonçant une pensée pour que seul son interlocuteur n'entende.

S'ensuivit un moment de pure bestialité qui laissa songeuse et vaguement gênée l'ancienne Corsaire, au point qu'elle allait se retirer lorsque l'intriguant non-humain reprit la parole.


- En vérité… je suis aussi chasseur et cela me permet de gagner un peu de sous en l’absence d’autre « boulots ». Si j’ai l’habitude de cuisiner mes prises, il est aussi agréable de se faire servir de temps en temps ! Et je dois dire que votre service est très agréable.
- Oh. Je vois, oui.
Court silence.
- Et bien, ravie que notre service vous plaise ! Ici, nous étanchons la soif, remplissons les panses des affamés, délectons les palais, ravissons les coeurs, et, accessoirement, offrons d'autres services aux clients qui y semblent prédisposés. Et dans votre cas...
Encore un court silence.
- Je pense vous laisser. Profitez de votre repas, Messire. Il n'est pas dit que vous n'ayez pas à partir rapidement d'ici peu pour un de ces boulots, justement. Du coup, je vous souhaite bonne chance en avance !

Et sur ces mots, elle tira son chapeau de Corsaire et fit une révérence, un sourire radieux sur le visage. Elle était prête à parier que de telles oreilles ne perdaient aucune conversation dans l'établissement. Et si elle ne possédait pas de tels appendices sur-développés, ses entraînements et son habitude de laisser traîner les siens lui avait permis à elle aussi de saisir la discussion entre l'Alraï et sa cliente. Peu idiote, la relation avec les derniers propos du Sylve avait sonné comme une évidence.


@ Sly

Grands Dieux, elle venait de lui faire un signe de tête ! En souriant ! Qu'est-ce qu'il fallait faire dans ces cas-là ? Parler ? Dire un truc ? Quoi ? Vite, cerveau, reconnecte toi ! Fais pas comme quand Sephora nous regarde de ses beaux yeux ! Aller quoi ! Un truc à dire. Ah ! Dire bonjour ! La base !

- B...
- Bien le bonjour. Vincent, c'est cela ? Je souhaiterais passer commande d'un plat chaud rapide à manger, n'importe lequel, et d'un verre d'hydromel.

Et toc, ça t'apprendra, cerveau idiot, à être trop lent. Je viens à nouveau de me ridiculiser ! Deux fois en dix secondes, devant une jolie cliente ! Ah, j'aimerais être petit comme Lilhouh, pour me cacher sous les tables !

- Ah ! Euh. Oui ! Vincent ! C'est moi ! C'est ça ! Et... A manger... A manger... Oui. On a à manger ici !

Parfait, tu as lancé la discussion ! Maintenant, si tu pouvais en prime me faire cesser de répéter ce qu'elle me dit, je t'en serai gré. Un plat chaud rapide à manger, donc. Euh... Je vais demander à Héréa ! C'est la cuisinière après tout !

- J'aurais également voulu savoir si vous aviez quelques conseils à me procurer : je cherche du travail. Auriez-vous des recommandations particulières ?

Elle a de beaux yeux, elle aussi... Verts... Ca va bien avec ses cheveux... ....... Cerveau ! En marche ! Elle a dit un truc ! Elle cherche du travail !

- Lui ? Euh, je ne le le connais pas. Pour le travail... Quel genre exactement ? Parce que nous avons régulièrement des annonceurs qui passent, parfois deux fois par semaine. Des fois, Sephora propose aussi des petites missions rapides pour nous réapprivisionner, mais autrement, y a souvent des gens qui patientent et cherchent les gens désœuvrés. Suffit de regarder les tables et chercher ceux qui ne mangent, ni ne boivent, ni ne rigolent. En général, ça marche bien. D'ailleurs, je pense que cette personne doit en faire partie. Ensuite, comme je le disais, on a un tableau à l'entrée où y a parfois des affichettes pour les gens qui savent lire. Les annonceurs les y déposent après les avoir lues à haute voix. Je crois que, cette semaine, la garde cherche une voleuse et qu'ils promettent une prime à qui aurait des informations, et... Ah oui ! Y a les tisseurs qui ont besoin de teintures qui ne se procurent que sur des bestioles, ou une histoire du genre.

Après son gros monologue, Vincent se rendit compte qu'il en avait surement trop dit et que s'arrêter à la question "quel genre de travail" elle cherchait aurait surement suffit.



@ Tous
[hrp] Je tiens à préciser qu'Ewa vous prendra surement en charge à partir d'ici. Néanmoins, tous mes PNJ restent à votre service et écoute au besoin. N'hésitez donc pas à continuer d'interagir avec eux si cela vous tente ! [/hrp]


Dernière édition par Sibyllina le Jeu 9 Avr - 15:49, édité 1 fois

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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Ewakhine Do'varden le Ven 10 Avr - 18:31

Trop long... Trop long... Trop de mer-eté. Et trop de fausseté dans cet établissement des plus dépravés. Cela faisait bien trop longtemps qu'il patientait. Où étaient donc passés les fougueux et inconscients abrutis en quête d'argent ?  Mariner dans ce décor, aussi chaud soit-il, ne le rendait que plus acariâtre. Tout dans l'ambiance le dérangeait, notamment toutes ces donzelles qui remuaient le popotin à chaque pas comme s'il allait se laisser prendre. Il s'agissait cependant du meilleur endroit pour trouver des jeunes pouvant retrouver sa recette volée. Et c'était pour cette unique raison, ainsi que parce que le service restait, dut-il l'admettre, de qualité que le vieil homme tapotait de ses doigts osseux le plancher de la table épaisse.

Cela faisait presque une heure qu'il observait la moindre allée-venue, le moindre arrivant. Il en avait vu des loustics, ah ça oui et de toutes les catégories : de la brute étrange à la peau grise, à la gamine effarouchée, en passant par l'homme de tentation et la rêveuse. Ils s'étaient installés, avaient commandés à manger et à boire comme n'importe quel client. Quoiqu'il en soit, dès qu'il la vit pénétrer à l'intérieur de l'auberge, il paria que la rêveuse viendrait le voir. Et ce pour la simple raison que s'il ne s'amusait pas tout seul, l'attente risquerait d'être mortelle. Le temps où ses doigts pouvaient agiter un gobelet de dés était révolu, à son grand dam.
Lui-même avait été servi par la patronne en personne qui s'était contentée de questions précises et courtes sans blabla inutile. Il lui en aurait presque été gré mais elle n'avait pu lui dénicher de client directement. C'était à croire qu'il n'y en avait pas autant qu'on le disait. À moins qu'Alana ne se moque de lui. Cette pensée ne lui occupa l'esprit que le temps d'être servi. Après quoi il revint à son propre problème, ce qui ne fit que grincer plus des dents. Il mangea mécaniquement, en continuant d'observer sans s'en cacher les diverses énergumènes qui peuplaient l'établissement. " Pas mauvais ", reconnut-il sans émotion.

Il n'y avait eu toujours personne à sa table après la première demi-heure et il avait eu le temps de terminer son déjeuner.
Fort heureusement, l'arrivée de la rêveuse et de la gamine avait changé cela. Elles avaient visiblement semblé rechercher autre chose que de la simple nourriture. Et il les comprenait : pourquoi s’encroûter dans un tel endroit si on n'est ni en rut, ni en quête d'un petit travail, hein ?
Le vieillard avait donc patienté le temps qu'elles prennent possession des lieux et espéré gagner le pari qu'il s'était lui-même lancé vis-à-vis de la fille au manteau.

Le fait de ne plus avoir l'ouïe fine l'empêchait certes de comprendre tous les jacassements alentours, mais cela l'empêchait aussi de capter les conversations qui pouvaient se révéler un minimum intéressante. Et une conversation dans laquelle les interlocuteurs se tournent vers lui successivement est forcément une conversation intéressante.
Le pli de ses lèvres s'étira de lui-même alors qu'il se demandait si son pari venait d'être gagné ou non.
Ses lèvres décrivirent un fin sourire sous sa capuche quand la rêveuse au manteau quitta enfin sa place pour s'approcher de lui.
" Et bien, mon petit Lannesh, il semblerait que tu viens de gagner ton pari et d'attirer ta première enquêtrice. » pensa-t-il. Profitant de la cachette qu'offrait sa capuche, il fit mine de ne pas l'avoir remarquée et la laissa approcher.
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Elynn le Ven 17 Avr - 15:53

D'un pas calme et posé, la jeune femme se dirigea vers le vieil homme. L'incident survenu quelques minutes auparavant étant passé, elle espérait simplement que personne ne s'était aperçu de ce qu'il s'était passé, mais si elle doutait fortement que quiconque ai pu repérer quoi que ce soit. Rattrapant ses pensées, elle se reconcentra sur l'individu devant elle alors qu'elle arrivait à sa table.

« Puis-je ? »

Elle avait posé sa question en cherchant le regard de l'homme tout en désignant la chaise concernée d'un geste de la main. Elle n'attendit toutefois pas de réponse éventuelle pour tirer ladite chaise à elle et s'asseoir. Elle s'installa à table, posa ses coudes sur le plateau de celle-ci et observa l'individu qui lui faisait face.
Espérant qu'elle avait vu juste et que l'homme n'était pas disposé au badinage, elle reprit la parole :

« Je n'irais pas par quatre chemins, il paraîtrait que vous avez quelque chose qui m'intéresse et il est fort probable que j'ai, moi aussi, quelque chose qui vous intéresse. Je cherche un travail et, à ce qu'il me semble, vous n'avez pas l'air d'être ici pour le joli déhanché des serveuses.
Je me fous de savoir qui ou qu'est ce que ça peut concerner et si je ne suis pas disposée à tuer, il y a peu de missions que je refuserai. De même, je ne vous demanderai pas votre nom, a vous de voir si vous souhaitez me le donner.
Dites-moi seulement quoi faire et combien c'est payé.
 »

De fait, Eleonore se fichait royalement de combien la mission lui rapporterai, elle ne faisait pas ce genre de choses pour l'argent, loin de là. Cependant, les gens attendent toujours qu'on leur parle d'argent. Par expérience, elle sais même qu’ils peuvent devenir extrêmement méfiants dans le cas contraire. Et si, intellectuellement parlant, elle le concevait, elle ne pouvait comprendre une telle « relation » à l'argent. Il y a tant de choses tellement plus importantes, mais comme tout, on ne peut en prendre conscience que quand elles viennent à manquer.
Ceci étant dit, elle regarda son interlocuteur, attendant que les choses commencent enfin à devenir intéressantes.
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Re: Au Giron de la Dunette, RP OUVERT

Message par Alistair le Ven 17 Avr - 16:27

Le jeune homme courait sur une enfilade de toits, tentant de s'éloigner au plus vite de son dernier forfait. Tout aurait du se passer sans encombre pourtant s'il n'y avait eu cet… imprévu. Il rageait de s'être fait avoir ainsi.

Quelques minutes plus tôt, il suivait, fondu dans la foule, un individu qui semblait être un riche marchant accompagné de sa compagne qui portait un petit roquet ridicule dans ses bras. Le couple arborait des vêtements bariolés et de riche facture aux couleurs exubérantes. Lui avait une trentaine d'année et, alors qu'il venait de quitter ses plus belles années, une bosse commençait à tendre sa tunique au niveau du ventre et de légères rides marquaient son visage. Quand à elle, elle devait avoir une petite vingtaine d'année, était maquillée à outrance et surtout, gloussait comme une volaille à chacun des mots de son compagnon. Ils formaient une cible idéale en somme.
Le risque avec ce genre de personne étant qu'elles risquaient d'être protégées. Parfois des gardes du corps les flanquaient ostensiblement, mais ceux qui avaient moyen d'y mettre le prix pouvaient se payer des experts qui arrivaient à se fondre dans la masse presque aussi efficacement que lui.

Ethan secoua la tête de gauche à droite et de droite à gauche. Foutus riches, paranos au possible. Ce genre de personnes qui préféraient cent fois engager des protecteurs hors de prix pour continuer à afficher tout leur luxe tout en se plaignant allègrement de ces sales pauvres qui traînent partout dans les rues et des vauriens de brigands qui ne désirent s'en prendre qu'à leur bourse. Ils étaient même incapables de penser que s'ils se comportaient de façon un peu moins hautaine, en étalant un peu moins leurs possessions comme s'ils étaient en tout lieu en terrain conquis, il y aurait beaucoup moins de simple gens ne souhaitant que survivre un jour de plus qui prendraient leur attitude comme une invitation à se servir.

Malgré tout ce qu'on peut en dire, le milieu du vol urbain à ses règles, ses codes et surtout son éthique qui transcende les pays, les états, et même les peuples, dit-on dans certains milieux. Et Ethan connaissait ces règles, il savait quand il se retrouvait sur le territoire d'un de ses congénère, il savait se montrer humble en face d'un maître officieux d'une ville, mais surtout, surtout, il avait suffisamment de respect pour l'éthique pour savoir choisir ses cibles. Fort heureusement pour lui, il lui avait fallu un simple coup d’œil sur ce couple pour comprendre qu'ils n'étaient en aucun cas de bons samaritains. S'il n'y avait eu que cela, ça aurait largement suffit au jeune homme pour tenter de regarnir sa bourse auprès d'eux, mais l'idée qu'il y avait peut-être un, ou plusieurs, hommes d'expérience pour tenter de s'opposer à lui donnait à ce simple exercice l'allure d'un défi extrêmement alléchant.

Entrant en action, il s'avança pour se positionner presque à leur hauteur, à quelques mètres sur le coté et légèrement en arrière. En lui, Mel se figea, dans l'attente de ce qui allait suivre. Comme à chaque fois, elle restait silencieuse, condamnant son acte qu'elle réprouvait mais tout aussi sensible que lui à l'excitation de la situation. Pour agir au mieux, le voleur avait besoin d'une diversion, et il avait une petite idée de la façon d'en créer une.

D'un geste rendu totalement naturel par la pratique, il leva la main pour la passer dans ses cheveux. En plein milieu de son mouvement, un simple gravillon, avec lequel il jouait distraitement jusque là, s’envola pour venir heurter le cabot. Celui-ci, qui s'agitait d'ors et déjà, commença à aboyer à tout va en se débattant pour s'enfuir des bras de sa maîtresse. Les passant qui se trouvaient à coté de la demoiselle à ce moment là commencèrent à s'agiter, la plupart voulurent s'éloigner mais la foule trop dense les repoussa vers le couple incapable de calmer le chien qui s'affolait de plus en plus avec l'agitation croissante.
D'un mouvement fluide, Ethan se rapprocha de sa cible, la bourse rebondie de l'homme. Dans son mouvement, il repéra du coin de l’œil un autre individu qui tentait de s'approcher du couple. Il ne pu le voir qu'un bref instant, et ne put distinguer aucun détail sur son identité, ni même s'il s'agissait d'un homme ou d'une femme. Cependant, ses doutes se confirmèrent, s'il ne la jouait pas fine, au moins un garde du corps lui tomberait sur le coin du bec. Non pas qu'il ne soit pas à même de s'en débarrasser mais dans le doute, mieux valait ne pas tenter le sort.
Il effleurait le cuir gravé lorsqu'une voix perça à travers le bruit ambiant en le faisant frémir.

« VALENTE ! »

Avant qu'il eu le temps de réagir qu'une masse de cheveux bruns envahit son champ de vision, une tête vint se placer dans le creux de son cou et des bras enlacèrent son torse. L'espace d'un instant l'attention s'était détournée du couple au chien pour se tourner vers lui. Cela ne l'aurait pas inquiété outre mesure s'il n'y avait eu ce fichu garde du corps. Pour peu qu'il ai vu son geste pour que les ennuis ne tardent pas.
Fort heureusement pour le jeune homme, il n'avait pas survécu aussi longtemps en chapardant ici et là sans avoir un minimum de réactivité d'esprit. Et il savait qu'il lui fallait agir vite, oui, mais avec intelligence surtout s'il voulait rester entier jusqu'à demain. Une chose était sure, la fille blottie contre lui croyait le connaître, qu'il l'ai déjà rencontré sous un autre nom ou qu'elle se trompe tout simplement. Le problème étant qu'actuellement elle réduisait considérablement sa liberté de mouvement, et que si quelqu'un pensais qu'elle pouvait servir d’appas pour l'atteindre lui, elle passerait un sale quart d'heure.
D'un geste brusque, il la repoussa en arrière. Il eu le temps, avant de se retourner pour fuir, de la voir disparaître en tombant dans la foule. Voilà, quand bien même on l’arrêterait, on ne pourrait pas supposer qu'ils étaient suffisamment proche l'un de l'autre pour s'en prendre à elle.
Tout en pensant cela, il se faufila dans la foule, s'engagea dans la première ruelle adjacente qu'il vit et escalada le mur pour grimper sur le toit. Comme il l'avait présumé, le garde du corps n'avait même pas tenté de le suivre, préférant assurer d'un peu plus près la sécurité de son employeur supposa-t-il.

Il courait donc sur une enfilade de toits quand celle-ci s'interrompit alors qu'une place se découvrait sous ses yeux. Donnant sur cette place, une taverne à l'architecture étonnante côtoyait une boulangerie de laquelle s'échappait une odeur alléchante. Il failli se diriger vers cette dernière mais l'idée d'un siège lui paraissait des plus agréable. Il trouva un coin tranquille pour redescendre dans la rue, puis se dirigea d'un pas nonchalant vers l'auberge.

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