Le petit théâtre des Ombres et des Mélancolies

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Le petit théâtre des Ombres et des Mélancolies

Message par Invité le Ven 4 Juil - 9:29

Commentaires acceptés ... Et je le précise, principe de prudence : "Toutes reproductions ou utilisations des textes suivants sans mon accord préalable est bien évidemment interdite."

Soit le (la) bienvenu(e) dans cette enceinte … Il reste une place là bas, au deuxième rang. Viens je vais te guider …
Tu dois trouver ma main glacée. N'y prêtes pas attention. Laisse toi plutôt emplir par cette atmosphère …  Parvins tu à entendre le doux son des larmes tombant dans l'étendue saphir du lac au dessus de nos tête ? Les sanglots retentissent ils dans ton esprit ...Ainsi que les pleurs et l'écho funeste du désespoir qui nous hantent ?  Qui te hante peut être aussi, faisant retentir sa voix clair et trompeuse, ô compagnon d'infortune … Parvins tu à les entendre ? Oui ? … Tu ne fais pourtant que lire ces lignes, non ?
Viens, nous sommes arrivés. Le fauteuil libre là bas. Au milieu de la rangée. Fais attention à ne pas bousculer les âmes en peine …  Nous n'allons pas tarder à commencer.
Comment ça, tous les fauteuils sont vides ?


*Le rideau de velours sombre se leva lentement … *

Ô poète, toi l’éternel damné
Des échos de chants oubliés
Toi porteur de la mélancolie des suppliciés
Étrange prophète de terribles sanglots
Musicien de l’hymne des condamnés
Toi pour qui même la douceur sonne faux

Ô poète, toi qui fait couler l’encre comme coule le sang
Funeste trace sur la vierge page de la vie
Que tu contes en une macabre symphonie
Toi qui l’écoute comme un enfant
Toi assassin de rêves disparus
Prince des utopies mourantes
Monarque de fabulations incongrues
Triste père d’une beauté que jamais l’on enfante

Ô poète, toi dont les absences sont bienfaitrices
Comme l’est le retrait du couteau dans la chair
Comme l’est la traître étreinte des plaisirs éphémères
Comme l’est l’abandon aux tendres supplices

Ô poète, toi qui chantes les beautés défuntes
Que sur le tableau de la vie, nous ne voyons plus peintes
Toi que les regards accablent de larmes ardentes
Quand tu prônes pouvoir panser ces blessures béantes
Souffrances éternelles d’un monde où tu n’est que spectre messager
Un monde de rêves brisés
De tristes pensées …

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Re: Le petit théâtre des Ombres et des Mélancolies

Message par Invité le Sam 5 Juil - 15:08

Les ronces avaient de nouveaux emplit son esprit et ses pensées
Aucun mot ne franchissait plus ses lèvres gelées
Je ne pouvais qu’attendre le dénouement de son sommeil
Attendre qu'à nouveau cette flamme qui l'anime ne s'éveille.
Immobile, dans son cercueil de verre et de rêves brisés
Elle ne semblait plus respirer
Plus aucune couleur ne se reflétait sur le pale visage,
Aussi blanc et pur qu'un cierge
Absent d'émotions, comme de mots l'est une page vierge
Comme l'est un horizon dégagé au delà du large.

Je contemplais ma muse, ainsi endormie
Elle qui me protégeait de l'abandon et de l'oubli
Elle, qui me murmurait vers et rimes
Elle pour qui j'aurais cueilli le ciel, penché au dessus de la plus haute des cimes.

L'éclat de ses cheveux encadrait l'opale de son visage endormi
Et une rose reposait dans ses mains, de mon sang encore rougie,
Rouge de la noirceur de mon cœur, jardin dont la flore est brisée
Exhalant l’éternel parfum de la douleur
Abreuvée des larmes, des peines et des pleurs
Ce sombre Éden dans lequel elle avait tant été.
Cette rose qui fanait et menaçait de choir
Un pétale s'échappant, à chaque jour passé sans l’apercevoir
Son absence pénètre maintenant mon cœur, telle une cruelle épine
C'est une fleur de mélancolie qui en moi prend racine
Elle diffuse en moi irrésistible poison dont je m’enivre
Douceâtre mal que je sens en mon âme sévir
Élixir de la rose noire de la vie
Plaisir mortel de mes mélancolies.
Rose
Mort
Prose
Triste sort …

L'horrible mirage, jamais n'a cessé
Jamais ma belle ne s'est éveillée
Et les larmes de mon amour pendu tombèrent sur son corps inanimé
Pleurs silencieux abreuvant cette rose damnée.

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Re: Le petit théâtre des Ombres et des Mélancolies

Message par Invité le Lun 7 Juil - 9:51

Je ne suis que l'écume d'un océan où l'on se noie, où l'on nage
Je ne suis qu'une brise dans le ciel d'été
Un oiseau sans lettre, un silencieux messager
Je suis autre, un personnage

Je ne suis qu'un souffle dans une clairière battue par les vent
Je ne suis sur une page qu'un mot parmi tant d'autres
Une simple goutte dans un océan
Je suis seconde dans un temps différent du votre

Je ne suis qu'un individu sans nom, qui ne fait qu'exister
Je ne suis qu'une souffrance de tout un mal
D'un miroir, le triste reflet
Je suis ailleurs, un anormal

Je ne suis qu'une feuille au bout d'un arbre mort
Je ne suis que la faible lueur d'un cierge
Un voyageur dans l'immensité d'un port
Je suis pale fantôme dans la neige

Je ne suis qu'espoir vacillant à une haute cime
Je ne suis que rêve dévoré
Une ombre au fond de l’abîme
Je suis doux cauchemar enchaîné

Je ne suis qu'une fleur faiblissant sous le ciel d'hiver
Je ne suis qu'un mot laissé sur le bord d'un piano
Un cri né de l'arrachement des chairs
Je suis oiseau noir, sinistre corbeau

Je ne suis qu'un mot de trop dans le chant de l’espérance
Je ne suis qu'un pétale transporté par les saisons
Une tache d'encre sur une partition
Je suis passage sur les lèvres, geste intimant silence

Je ne suis que grain de sable dans le rouge désert de la solitude
Je ne suis qu'une note perdue dans une vaste symphonie
Une humble pensée dans une triste plénitude
Je suis muet musicien aujourd'hui

Je ne suis que ballotté par les courants d'une vie sordide
Je ne suis que de passage, une maladie cachée
Un rayon de lune sur une clairière désolée
Je suis Éphéméride

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Re: Le petit théâtre des Ombres et des Mélancolies

Message par Invité le Sam 12 Juil - 15:26

Ô toi, l’être tombé du ciel
As tu fait naître une fleur du flot de sang
S’échappant de ce corps lorsque tu t'es brisé les ailes ?
Une fleur que j’espère t'offrir dans peu de temps

T'étais tu trop penchée, au dessus de notre monde et de sa noirceur ?
Précipitant ainsi ta chute vers les profondeurs
Un point de lumière faiblissant et brillant dans les ténèbres
S'évanouissant dans l’abîme comme l’écho d'un chant funèbre

Les ombres qui nous entourent t'ont possédée toute entière
Et dans ta détresse tu as succombé à leur emprise
Ô toi l'innocent ange de lumière
Qui de la noirceur s'était éprise

Ô toi qui est maintenant prisonnière de nos chaînes et de notre démence
Toi qui t'es invitée au cœur de notre déchéance
Je te fais offrande du mien, dénué de toute vie
Moi qui te voue un amour cruel et interdit

Au travers de tes regards innocents
J'entrevois le paradis dont tu es tombée
Et à chaque mot à mon égard, tu m'offres les divins supplices d'une âme damnée
Mon seul plaisir dans ce monde décadent

Mon sombre regard se perd avec délice dans l'étendue claire du tien
Pourtant je ressens à chaque instant ses blessures dans mon âme corrompue
Cette douce torture que je subis à chacun de tes mots entendus
Et qui me font songer combien je hais mon destin

J'ai refermé sur moi et sur ma peine mes ailes noires
J'ai essayer de fermer les yeux et d'apaiser mes tourments, ma douleur
D'amoindrir la souffrance de mon être d'angélique noirceur
Essayer de ne plus penser à toi, dans l'obscur clarté du soir

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Re: Le petit théâtre des Ombres et des Mélancolies

Message par Orénoque le Sam 19 Juil - 7:57

Bonjour, il est mit "commentaires acceptés" alors je vais enfin commenter. ^^

Alors attaquons le premier :
Il me semble manquer d'une conclusion. Tout du long tu t'exprimes au poète mais à la fin... Rien sinon les points de suspension. Après, c'est juste une impression que j'ai mais tu m'as mis l'eau à la bouche tout du long et j'ai fini cette lecture sur ma faim.
Mis à part ça, j'ai adoré le vers "Comme l’est la traître étreinte des plaisirs éphémères"
Voilà pour le premier. (pas très constructif je te l'accorde, je ne sais même pas si j'ai été assez clair sur la conclusion mais au pire je pourrai toujours tenter de mieux expliquer par après).

Passons au deuxième :
Je l'ai trouvé très beau bien que très triste. Tu aurais pu t'arrêter à Triste sort que ça n'aurais rien enlevé et on aurait ainsi gardé des vers plus courts pour imager un peu plus la mort de la personne. Après, le fait d'avoir remis quelques vers plus longs peuvent aussi faire penser à un dernier souffle donc bien fait, bien construit et tout ce que je peux dire dessus, je peux aussi le contredire alors voilà, je vais m'arrêter là. ^^

Et voilà le troisième :
La seule critique que je puisse faire, c'est que tu aurais gagné encore plus de force en faisant tout tes quatrains de la même manière, à savoir réduire la taille des vers de plus en plus comme tu l'as fait pour les 2 derniers quatrains.

Voilà, pour le dernier je n'ai rien à dire. Continue comme ça, c'est très beau malgré que ce soit très sombre. Smile
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Re: Le petit théâtre des Ombres et des Mélancolies

Message par Invité le Mar 29 Juil - 23:07

J'ai confié à ma plume une part de ce qu'elle m'avait pris
Quelques sentiments, quelques morceaux de vie
Les éclats d'un pale soleil dans le ciel d'hiver
Les quelques souvenirs des saisons où je me perd
J'ai confié aux encres noirs mes folies et ma démence
Tenter de me noyer dans leur noirceur rassurante
Tenter de panser dans la peine mes blessures béantes
Trouver refuge dans l'horreur et la déchéance

J'ai confié aux flammes mes peurs et mes démons
Et les cendres de mon être les ont ravivées
Elles ont dévoré mes rêves et mes passions
Et à nouveau, à l’abîme je me suis abandonné

J'ai disparu au creux des ombres qui bercent mes sommeils
Lorsque le soleil à l'horizon disparaît et que mes cauchemars s’éveillent
Où je voyage aux cotés de la mort, où je suis l'ombre dont elle s'est revêtue
Dans un rêve où je ne suis que la plume d'un ange déchu

J'ai laissé au vide mon silence coupé au couteau
L'incohérence et le creux de mes mots
J'ai franchis le seuil d'une porte donnant sur le vide
Et perçu le souffle de sa voix indicible
Ce faible murmure qui m'a tant marqué
Un mot chuchoté dans les méandres d'un rêve oublié

J'avais confié à ma plume les cendres de mes pensées
J'ai voulu les faire disparaître, oublier ma peine
J'y ai dissimuler les secrets de cette âme qui saigne
Les éclats de mon être brisé

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Re: Le petit théâtre des Ombres et des Mélancolies

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